La légende du couvent de Santa Catalina


La légende du
de Santa Catalina

Au treizième siècle, selon la légende, un navire, pris dans une tempête aborda la côte de Sisco. Il transportait un précieux reliquaire venant d'Orient, plus précisément d'Alexandrie. Il fut, après de multiples péripéties, déposé dans le petit oratoire Santa Catalina, érigé en l'honneur de Sainte Catherine d'Alexandrie.
Autre légende : il existait près de l'oratoire, une source miraculeuse ayant le pouvoir de guérir les ophtalmies. On retrouve à Behbeit el-Hagar, près d'Alexandrie, là où fut érigée jadis la basilique Sainte Catherine, une source aux mêmes propriétés miraculeuse.
Si l'on ajoute que la Basilique fut élevée sur les ruines d'un ancien Temple dédié à la déesse Isis et qu'un séisme détruisit à 1500 ans d'intervalles les deux édifices, on trouve matière à un beau conte…
Oui mais, pourquoi peut-on, encore de nos jours, admirer le reliquaire en l'église de San Martino de Sisco ?
Parru aux édition : AnimaCors

Revue de presse

Le journal de la Corse du 6 au 12 avril 2007 André-Jean Bonelli nous entraîne sur les traces d'un reliquaire de l'Egypte des Pharons, entre légende et fiction, entre Alexandrie et le Corse, entre les temps anciens et un passé plus récent. L'auteur précise et souligne bien qu'il s'agit d'une histoire et non de l'Histoire, même s'il puise quelques faits dans des archives et correspondances. Ce récit fabuleux est empreint de mystère, ce qui ajoute une dimension extraordinaire à un conte déjà légendaire.
Remonter le temps
Pour donner toute sa force à la légende, l'auteur raconte l'histoire du fameux reliquaire, qu'il place au confins du Nil, en 380 avant J.-C.
Le lecteur accompagne Khy-Taou, vestale, vers son destin de Prêtresse d'Isis, gardienne du secret du temple de Behbeit el- Hagar, réincarnation de le Déesse. Népri, le scribe, croise sa route. Et tels les amants de Vérone, leur amour est scéllé, pour leur plus grand malheur aussi, cet amour étant impossible. Une vieille femme énigmatique, vraisemblement magicienne, permettant l'accomplissement des miracles, fait aussi partie de la destinée de la jeune vierge, qui se trouve propulsée au centre d'une intrigue classique où se mêlent cupidité, avidité et pouvoir, passion, trahison, complot, crimes et châtiements.
Catherine d'Alexandrie
Catherine, une autre vierge d'un autre temps d'une autre religion, vient rejoindre la légende, alors qu'elle débarque à Alexandrie amenée depuis Montfermeil de par les mers par la Santa Divota, pour entrer en retraite dans la cathédrale de Behbeit el-Hagar. Le mystère d la vieille femme refait surface, avec un nouvel amour naissant entre Catherine et Giovani da Lecca, un peintre laïc originaire de Corse. L'histoire semble se répéter avec seulement quelques nuances d'adaptation au lieu et à l'époque, mais toujours l'appétit dévorant de pouvoir des hommes. Cette soif du pouvoir conduira les reliques sacrées à quitter l'Egypte, initialement en direction d'Avignon, cité du Pape, avec pour escorte les amoureux, qui essuieront encore bien des mésaventures avent de pouvoir être heureux et d'arriver à bon port. Isis et la Vierge Marie sont toutes deux impliquées dans cette légende, racontée simplement, sans effet de style, ni d'autres ambitions que celle d'un conteur au cours d'une veillée, à savoir faire partager quelques belles histoires et passer un bon moment en compagnie de personnages aux aventures incroyables.

Corse Matin Le 19 avril 2007 Santa Catalina, une légende devenue roman
Si les vieilles pierres pouvaient parler... Justement, elles peuvent, pour peu qu’on leur manifeste du respect, et que l’on soit patient dans l’art de les questionner. Deux qualités qui ne font pas défaut à André-Jean Bonelli, qui vient de publier La légende du couvent Santa Catalina. (Editions Anima Corsa). Perché sur la côte près de Sisco, ce couvent séculaire qui abrite aujourd’hui des chambres d’hôtes avec vue a connu une histoire tourmentée liée à un antique reliquaire. Plutôt que de la raconter sous la forme d’un document aride, l’auteur a choisi la fiction qu~ permet de donner vie au récit grâce à des personnages inventés. Nous sommes en 1325. Un reliquaire attaché à la basilique de Sainte Catherine d’Alexandrie doit être ra­mené d’Egypte en Avignon où s’est installée la papauté avec Clément V. " Mais la légende se corse car le bateau transportant le reliquaire a été pris dans une violente tempête au large du Cap Corse. Face au péril, les passagers implorent Dieu lui promettant de déposer le reliquaire dans le premier lieu chrétien rencontré en échange de leurs vies sauves. Le navire risquant à tout moment d’être drossé sur les récifs, les marins sautent dans un esquif en emportant leur bien le plus précieux, le reliquaire " , explique l’auteur.
La promesse oubliée
Le navire accoste près de Sisco et le reliquaire est déposé dans le petit oratoire Santa Catalina. Mais le calme revenu, les marins oublient leur promesse à Dieu et rémbarquent l’objet sacré. Nouvelle tempête, violente, qui menace d’engloutir le navire et ses occupants. Réalisant que leur légèreté est la cause du courroux du Tout-Puissant, les marins reviennent à la côte et déposent finalement le reliquaire à Sisco, selon leurs premiers vœux. «L’endroit est devenu église, puis couvent des Pères Servites, et lieu de pèlerinage, jusqu’à ce que l’abbé Bertoni, après guerre, ne le transforme en chantier dejeurnesse.
Ecrivain passionné de science ­fiction, André- Jean Bonelli sait évoquer l’ambiance surnatu­relle de cette légende à la lisière de l’histoire religieuse et du fantastique.
« C’est la première fois que j’aborde un s»jet de religion chrétienne, l’histoire m’a plu. et la Corse est très riche en légendes, chaque pierre a la sienne.
L’épilogue de ce récit écrit d’une façon alerte, c’est que l’on peut aujourd’hui encore découvrir ces reliques sauvées des eaux en l’église San Martino de Sisco.
De l’Egypte ancienne au Moyen-Age, dix siècles nous contemplent. Le temps de façonner une légende qui se lit d’un trait, comme un roman.
J. P. GIROLAMI

Reflets de Culture Ci ssimu numero juillet/ Août 2007
La légende du couvent Santa Catalina de Sisco
André-Jean Bonelli s’est emparé avec bonheur des bribes d’histoire et des fragments de légende qui entourent le couvent Santa Catalina de Sisco et Sa chapelle. Une source miraculeuse est réputée y guérie les ophtalmies, tout comme sa source jumelle qui coule près d’Alexandrie, sur le lieu où fut édifiée la Basilique de Sainte Catherine d’Alexandrie, dont l’édifice recouvrait un ancien temple dédié à la déesse Isis. Un fil partant de Sisco, relie ainsi le Cap Corse à l’un des plus grands foyers culturels de la Méditerranée. L’auteur va le suivre à rebours, en confiant une toute jeune prêtresse d’Isis la garde d’un précieux reliquaire, et la mission de le conduire à bon port. au péril de Sa vie.. -Et il nous entraîne, avec un langage simple et vivant, dans un récit fluide où l’imagination emporte dans sont flot les notes érudites qui l’étayent et l’ancrent dans le passé, ses légendes et son histoire, Jusqu’à Sisco …